Nous avons fait notre popote et avons bien dormi dans ce
joli petit village basque.
Finalement, nous optons pour la petite route et laissons le
chemin des crêtes d’Iparla, réputé particulièrement beau mais difficile. La
météo ne prévoit pas une visibilité suffisante et nous ne prenons pas le risque
d’une "Ronceveaux bis".
Quelques kilomètres plus loin, il commence à pleuvoir
légèrement, mais de la route, nous voyons les crêtes complètement dans les
nuages. Pas de regrets !
Après une heure de marche, nous prenons notre petit-déjeuner
dans une prairie en pente (tout à fait bucolique).
Nous prenons le temps de nous tremper les pieds dans les
ruisseaux, de jouer aux cartes et de photographier les ânes sur le chemin.
Malgré sa réputation facile, ça monte et ça descend bien quand même.
Vers 16h, nous parvenons à Bidaray.
A l’entrée du village, on joue de l’accordéon et on chante. Nous nous attardons là quelques minutes, entrainés par l’ambiance festive des jeunes qui terminent en musique leur séjour à la montagne.
A l’entrée du village, on joue de l’accordéon et on chante. Nous nous attardons là quelques minutes, entrainés par l’ambiance festive des jeunes qui terminent en musique leur séjour à la montagne.
Près de nous, une dame profite aussi de la joie et des notes
de musique généreusement offertes. Bientôt, elle nous interpelle en nous
montrant une page de son guide qui porte une carte de St-Jean-Pied-de-Port à
Roncevaux. Elle est allemande. Elle est partie seule aujourd’hui de St-Jean
pour aller à Compostelle. Elle n’a qu’un tout petit sac parce qu’elle fait
porter ses bagages à Roncevaux., mais là, elle est complètement perdue. Il est
16h30, nous sommes dimanche et elle a marché en sens inverse de sa destination.
« Il n’y avait pas de soleil », s’excuse-t-elle en anglais. Nous lui appelons
un taxi qui la ramène à son point de départ.
Par de problème, sur le chemin de St-Jacques, il y a toujours
une solution.
Ah oui, au fait, c’est vrai, on pensait être sur le GR10 et
plus vraiment sur le chemin. Mais quelques petites coquilles ici ou là et notre
gentille allemande perdue nous prouvent que nous sommes encore en chemin.
Belle petite journée, pas trop difficile, je pose mon sac, je
m’allonge et m’endors pour 2h !!!
A la table du diner, nous échangeons avec un grand-père qui
randonne avec son petit-fils et un gentil monsieur que nous reverrons plus
tard.
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