jeudi 8 mai 2014

Laressingle - Montréal du Gers

Laressingle - Montréal du Gers - 12kms



Le confort du gîte bien évidemment nous permet de passer une excellente nuit. Le petit-déjeuner est parfait et nous partons assez vite vers Montréal du Gers. Ces 12 derniers kilomètres se font dans des conditions météo parfaites et nous permettent d’apprécier encore une très belle petite église (Routgès) au milieu des vignes, un écureuil assis au milieu de la route, des champs de blé encore vert,
le pont Gallo-Romain d’Artigues
et la très pittoresque ville de Montréal.
Nous nous octroyons encore le temps du pique-nique près de la fontaine pour digérer cette dernière étape et nous imprégner de cette place avec ses arcades qui constitueront notre lieu de départ de l’an prochain.
Nous retrouvons là nos 4 allemandes et leur fourgon rouge sorti de la boue, les 2 couples de « bobos » en chemise blanche, 2 nouvelles pèlerines à l’allure très sportive, un canadien encore plus sportif (les pectoraux débordent de son maillot), les 3 frangines de Bourges.
Le Chemin est aussi un livre de culture étrangère.
Vivement l’an prochain !

mercredi 7 mai 2014

La Romieu - Laressingle

La Romieu - Laressingle - 22kms

Au petit matin, nous partons sous quelques gouttes. Nous admirons encore quelques statues de ces chats qui, élevés en cachette par Angeline, malgré l’interdiction de l’inquisition, auraient sauvé la ville de la peste et des rats.
Nous marchons d’un bon pas jusqu’à la chapelle Ste-Germaine, très belle petite chapelle du XIIème siècle.

La petite histoire (à vérifier) dit que Ste-Germaine aurait volé et aurait caché de la nourriture dans son tablier et qu’en ouvrant celui-ci, ce sont des fleurs qui ont été dévoilées.
Nous avançons et nous faisons notre pause de 11h au bord d’un grand lac. C’est une vraie autoroute ce matin, les pèlerins passent sans arrêt. Nous apprenons à mieux connaitre Bernard et Marie-Noëlle.
Nous parvenons assez vite à Condom, qui est une grosse ville, avec une belle sculpture de D'Artagnan et des trois mousquetaire.

Celle-ci accueillait autrefois dans son hôpital les pèlerins malades et doit son essor au commerce de l’Armagnac qui s’exportait par la rivière, la Baïse. La cathédrale est fermée. Une fête se prépare et on craint les dégradations.
Nous reprenons la route et arrivons au village-forteresse de Laressingle. Cette étonnante petite ville à toutes les allures d’un château-fort avec sa tour, son église, ses remparts, ses mâchicoulis, ses fossés.
Nous en faisons le tour et prenons la route vers notre gîte tout près de là. C’est un très bel endroit tenu par Martine : un adjudant-chef qui fait tourner sa boutique à la baguette. On est bien accueilli, son dortoir est luxueux et son intérieur est vraiment joli. Mais on sent que l’on n’a pas intérêt à faire un pas de travers.
Les 22kms de l’étape ne passent pas totalement inaperçus.
Demain, nous reprenons le Chemin pour notre ultime étape.

mardi 6 mai 2014

Lectoure - La Romieu

Lectoure - La Romieu - 19kms



8-9kms de bon matin après une nuit chez Véronique, une ancienne pèlerine bretonne qui, après avoir fait le Chemin, a radicalement changé de cap, vendu son appartement, acheté sa maison à Lectoure et en a fait la halte pèlerine. C’est là que nous venons de passer une très bonne nuit.
Nous faisons un premier arrêt à la croix de la Justice et, là, nous voyons passer plein de pèlerins que nous reconnaissons plus ou moins. Nous poursuivons bientôt jusqu’à Marsolan, encore un petit village très pittoresque, d’allure méridionale.

Cette année restera sous le signe de ces petits villages tous plus pittoresques les uns que les autres, chargés d’histoire et empreints d’un passé jacquaire.
Nous poursuivons notre Chemin (quelques lignes droites). Sur la carte, nous délaissons l’hypoténuse des triangles rectangles qui est souvent utilisée par la route et puis dans les champs toujours ces magnifiques courbes dessinées par les passages des tracteurs.
Là nous retrouvons Bernard et Marie-Noëlle, du Finistère, puis les deux parisiennes, Valentine et sa grand-mère Germaine.

Les savoyards et leurs chevaux nous ont devancés. René, le jeune retraité parti de Cahors sans trop savoir pourquoi ni comment, est sûrement lui aussi devant. Puis il y a tous ceux dont on ne connait pas le prénom mais qu’on reconnait. Les Allemands, le kiné, ... mais jamais d’enfants sauf les nôtres qui n’ont pas l’ai si malheureux de se trouver là.

Alors vous, les enfants, qu’est-ce qui vous plaît sur le Chemin ?
G : Moi, c’est la randonnée !
C : Moi, c’est la beauté des paysages, les gîtes nouveaux tous les jours et le saucisson.
Le Chemin, c’est aussi la liberté (il n’appartient à personne), c’est le silence, c’est l’espace, c’est la possibilité de parler, de chanter, de crier ou de se taire. C’est l’espace.
Nous faisons aussi de savants calculs, des moyennes horaires, des estimations de distance, de superficie des champs, des prévisions sur l’heure d’arrivée.
Le Chemin est aussi un peu un livre de mathématiques.

Nous voyons de loin les tours de la collégiale de la Romieu.

Nous parvenons dans la cité des chats sans grande difficulté. Nous décidons de visiter la collégiale avant de poser nos sacs dans notre gîte et nous ne le regrettons pas.

Témoin encore une fois d’un passé mouvementé, elle nous parle de la vie du Clergé à l’époque de la guerre de cent ans, de sa puissance, de sa richesse, de ses excès. Nous pouvons admirer le vitrail de l’arbre de Jessé, une sacristie décorée de fresques du sol au plafond et un cloître très fleuri.
Toute la ville est à l’image de la collégiale et c’est dans l’ancien couvent que nous passons la nuit. La bâtisse est magnifique et ses plafonds très hauts. Le dortoir est plutôt austère mais l’ambiance y est bonne. Quelques ronfleurs ont passé une bonne nuit…

lundi 5 mai 2014

Miradoux - Lectoure

Miradoux - Lectoure - 16,5kms



Cette partie du Gers est une région de culture maraichère. Nous traversons des champs de melon, de fèves, de carottes et d’ail.


Nous faisons nos kilomètres assez facilement malgré la grosse chaleur. Ce soir, ceux qui ont eu l’audace de se mettre en manches courtes, ont des coups de soleil mais c’était quand même très agréable de marcher dans toute cette lumière.

Nous parvenons d’abord au bourg de Miradoux situé bien sûr sur un promontoire. Le village est joli. Nous avons passé la nuit dans un chalet au camping de la ferme Biran mais nous n’avons pas pris de petit-déjeuner. Nous espérons trouver quelque chose à grignoter ici mais nous sommes lundi…. Je marche d’un bon pas lorsque j’entends qu’on m’interpelle. C’est Bernard, rencontré les jours précédents. Il vient prendre quelques nouvelles et nous dit qu’avec Marie-Noëlle ils ont passé la nuit chez Thérèse.

 En 2 temps 3 mouvements, nous voilà tous installés autour d’une magnifique table d’abondance avec fruits, œufs, fromage, pain, beurre, confiture…C’est « Donativo ». Je ne crois pas beaucoup au hasard mais la providence fait parfois bien les choses.
A Miradoux nous visitons l’église du XIIème siècle, apprécions les maisons à colombages et nous repartons vers Castet Arrouy distant de 5 kms. On trouve là encore une jolie petite église qui porte diverses traces du passé et nous fait traverser plusieurs siècles d’histoire.
Après quelques parties de cartes sur la place du village, nous partons vers Lectoure. Cette ancienne cité gallo-romaine, devenue ville forte au moyen-âge, a conservé ses remparts, sa fontaine Diane. La ville est vraiment très bien entretenue et sa cathédrale se repère de loin. Nous prenons le temps de flâner dans les rues pittoresques qui transpirent un passé mouvementé
.
Le Chemin est un vrai livre d’histoire.