Cette fois, ça y est, nous nous dirigeons vers la mer et il
faut bien l’avouer, au bout de 12 jours de marche, on rêve un peu d’enlever
pour de bon les chaussures de marche et de laisser les orteils goûter la
tiédeur du sable et la fraicheur de l’eau, se mouvoir librement, respirer longuement…
Nous partons vaillamment car bientôt, à nous l’océan !
Mais c’est sans compter sur les facéties de la montagne qui
nous oblige à de nombreux contournements. La Rhune, nous l’avons vue sous toutes
les coutures, de toutes les couleurs, avec ou sans sa collerette de nuages.
Comme si elle regrettait de nous voir partir si tôt, la
montagne nous montre ici le vert des lointains espaces d’où nous venons, là, le
bleu de la mer où nous allons, au gré du sentier qui suit le flanc de la
montagne, lui passe sur l’épaule, plonge vers une nouvelle vallée, découvre un
petit lac, s’attarde sur un plateau habité de pottoks.
La montagne nous retient et se fait de plus en plus séduisante. Entre le bleu du ciel et celui de la mer, elle n’arrive pas à dire sa préférence. Nous non plus.
Sur le plateau qui surplombe la côte, nous découvrons la
baie d’Hendaye, Saint-Jean de Luz, Biarritz et toute la Côte Basque. Quelques
rapaces tournoient au-dessus de nous… La plage est en bas…
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