samedi 25 avril 2015

Pomps - Arthez de Béarn



Pomps - Arthez de Béarn – 9 kms



C’est notre dernière étape pour cette année et elle est passée à toute allure.
Sur cette partie du chemin, la végétation n’est pas si différente de ce que nous connaissons mais la nature à cette saison est tellement belle que chaque talus est un émerveillement. Les couleurs semblent avoir été choisies pour s’harmoniser parfaitement, et après chaque virage, chaque montée, un nouveau paysage, une image à imprimer précisément dans nos têtes pour qu’elle nous rappelle tout le bien, tout le bon, tout le beau que le chemin nous offre.

Et ce matin, l’air particulièrement doux dans lequel nous avançons n’est rien d’autre qu’une invitation à revenir bientôt poursuivre notre route. Nous arrivons à la chapelle de Caubin, elle est ouverte, ensoleillée, accueillante, concurrencée ce matin par une course de voitures mais témoin d’un passé hospitalier actif sur le chemin de St Jacques de Compostelle. Arthez de Béarn est là toute proche, c’est là que nous reprendrons l’an prochain, nous avons déjà hâte d’y être.


Pour l’instant, il nous faut digérer tous ces paysages, tous ces kilomètres.
L’image de cette année restera la chaîne des Pyrénées encore lointaine mais tellement majestueuse…Nous nous souviendrons  du Père Roger et de Jenny, des églises ouvertes et accueillantes, des paysages différents presque contrastés d’une région à l’autre pourtant proches.
Nous observons aussi une défiance grandissante à l’égard du pèlerin qui devient parfois un randonneur pressé ou préoccupé de sa performance .
Forcément, le chemin est tellement agréable qu’il est victime de son succès. 

vendredi 24 avril 2015

Arzacq-Arraziguet – Pomps


Arzacq-Arraziguet – Pomps - 21kms


Nous quittons Arzacq dès 8h30. Les premiers kilomètres se déroulent aisément mais bientôt le paysage change radicalement, plus vert, beaucoup plus vallonné.

Les Pyrénées sont là et se font de plus en plus proches, presque accessibles. Nous reconnaissons le pic du midi d'Ossau. Il fait chaud, les lilas sont en fleurs, les troupeaux animent les prairies en pente. Dans l'euphorie du matin, nous ne voyons pas les kilomètres défiler. La campagne béarnaise est verte, variée, bien entretenue.
Nous arrivons bientôt à l’église de Fichous-Riumayou. C’est là que tout naturellement, nous décidons de faire notre première pause. Nous reconnaissons le sac de Jenny, elle doit être dans les parages.
En effet, elle sort de l’église. Elle n’a pas trop le temps de s’attarder, elle a une longue étape aujourd’hui. Jenny, nous l’avons croisée plusieurs fois sur le chemin, dans les gîtes. Jenny, la petite fleuriste qui doit rentrer pour le premier mai. Elle nous a raconté quelques-unes de ses péripéties dans l’Aubrac. Elle est seule, elle souhaite garder son indépendance, elle a choisi le chemin pour réfléchir au virage que prend sa vie. Elle ramasse des orties qu’elle fait cuire le soir dans les gîtes. Jenny, dynamique, joviale, attentive aux gens, nous garderons longtemps tes expressions rigolotes et le souvenir de ton beau sourire.
Nous arrivons  facilement à Pomps, au fil de la semaine, le sac semble de moins en moins lourd et les kilomètres de mieux en mieux maîtrisés .Ici, c’est un peu le désert : seulement 2 pèlerines dans ce gîte assez quelconque. L’épicerie où nous escomptions faire quelques courses est fermée ; pas grave, nous ferons avec ce qui reste dans les sacs pour ce soir et nous verrons demain. Nous retrouvons un peu d’énergie pour faire le tour du village. Nous apprécions les grandes maisons béarnaises et le calme, ici est omniprésent.