Debout avant 7h, nous levons le camp avant 8h, remplis
d'énergie. Nous avons une grande étape pour commencer. Nous visons Gernica.
Dès que nous quittons Markina, le chemin se révèle somptueux,
printanier. Il monte et descend mais doucement. L'herbe fraichement coupée
réveille notre odorat. Elle exhale un doux parfum en séchant au soleil.
Les bas-côtés sont bordés de menthe et de fraisiers
sauvages. Les arbres parlent de leur région et du climat. Ici, les arbres
fruitiers fleurissent les abords du chemin ; les figuiers et les citronniers
nous parlent de soleil.
La nécessité de m’activer qui m'habite quotidiennement d'ordinaire
n'a plus sa raison d'être. Marcher et seulement marcher
Ces questions qui surgissent habituellement à l'esprit : Quel chantier entreprendre prioritairement ? Que va-t-on manger ? N'y a-t-il pas un mail à traiter rapidement ? n'ayant plus leur raison d'être s'estompent d'elles-mêmes, laissant beaucoup de place pour sentir, ressentir, penser, regarder.
Ces questions qui surgissent habituellement à l'esprit : Quel chantier entreprendre prioritairement ? Que va-t-on manger ? N'y a-t-il pas un mail à traiter rapidement ? n'ayant plus leur raison d'être s'estompent d'elles-mêmes, laissant beaucoup de place pour sentir, ressentir, penser, regarder.
Les aiguilles de pin assouplissent le sol du chemin… L'air
est particulièrement doux en ce début mai et le ciel est d'un bleu immaculé.
À Ziortza, par une porte dérobée étonnamment ouverte, nous
rentrons dans l'ancienne collégiale.
Bientôt la lumière s'allume et des pères
de la communauté cistercienne viennent nous saluer. Nous les laissons célébrer
leur office.
Dehors un soleil généreux nous invite à reprendre le chemin.
Marcher et seulement marcher.
Se laisser habiter par nos sensations.
Marcher et seulement marcher.
Se laisser habiter par nos sensations.
La nature est en pleine euphorie et toutes les nuances de
vert se concurrencent pour mieux mettre en valeur les étendues de boutons d'or
et l'intense couleur des fleurs de trèfle.
Marcher et seulement marcher …
Nous avançons jusqu'à Aratzu, l'église Saint-Thomas est
fermée mais le banc sous le chêne centenaire nous offre une vue imprenable sur
la vallée. C'est là que nus rencontrons l'équipe des vendéens, euphoriques eux
aussi, bien sympathiques également. L'un d’eux a vraiment une tête qui nous dit
quelque chose.
Nous avons déjà fait une vingtaine de kilomètres, on peut
bien prendre le temps de profiter de ce petit paradis.
C'est toujours sous le chêne centenaire que Christopher nous
rejoint avec son amie. Il est de Mexico et le sourire qu'il arbore va bien avec
le ukulélé dont il joue quelques notes.
Marcher et quand même marcher si l’on veut avoir un lit où
dormir ce soir.
Les 5 ou 6 kms qu'il nous reste à parcourir se font facilement. Le chemin est globalement en descente.
Les 5 ou 6 kms qu'il nous reste à parcourir se font facilement. Le chemin est globalement en descente.
Nous voyons Gernica bien longtemps avant d'y parvenir, ce
qui nous laisse le temps d’évoquer le célèbre tableau de Picasso et le massacre
du même nom.
Arrivés à Gernica, nous optons pour la première albergue qui
se trouve sur notre chemin. Nous y retrouvons Christopher et tout plein
d'autres jeunes des 4 coins de la planète.
Nous passons là une belle soirée. Le petit dortoir de 10 est
confortable et nos rêves sont sur fond de boutons d'or et de ponts romains en
dos d'âne.
Cette première journée fut une journée de montagne.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire