lundi 17 juillet 2017

Irun – San Sebastian

Irun – San Sebastian


Ce matin, nous sommes réveillés par un doux chant religieux ("pas d'alarme" avait demandé l'hospitalier hier soir).
Nous quittons Irun dans la fraîcheur matinale mais dans une belle luminosité. Nous parvenons rapidement à Notre-Dame de Guadalupe. Nous sommes venus là il y a 15 ans, nous étions en vacances à Hendaye.

La petite église est fort accueillante et bien entretenue. Sur sa petite place, juste derrière, une petite fête se prépare, la musique en témoigne.
Nous ne nous attardons pas. Notre objectif pour ce matin se matérialise par les antennes rouges et blanches au sommet du Jaizkibel. 2 options : le flan ou la crête, mais avec Constance et Jean-Jacques comme compagnons de marche, pas le choix, en route pour la crête.
Je me demande toujours comment sont reliés les muscles de mes jambes et mon cerveau mais c'est stupéfiant de constater comment à chaque pas s'éloignent les petits soucis du quotidien, se démêlent les nœuds et arrivent les idées positives. Cette région, c'est vrai, déborde de vitalité. De belles vaches dans les prés en bas, un troupeau de moutons au long poil dans un champ de pommiers en fleurs, quelques ruches un peu plus haut et nous terminons l'ascension escortés par le bal des faucons.



J'ai perdu la notion du temps, tous mes sens sont sollicités par tout ce qui m'entoure. Tiens, le coucou espagnol chante comme le coucou français. Il me rappelle que nous sommes en avril et que, de fait,  la nature explose de toutes parts. Les verts tendres des feuilles des arbres et les tapis d'herbe fleurie nous remettent dans l'ambiance de nos débuts sur le chemin.
La météo est parfaite. Nous marchons plein ouest et je ne parviens pas à donner ma préférence soit à droite pour le mélange du vert de la campagne et du bleu de l'océan, soit à gauche pour le mélange du bleu du ciel et du vert des montagnes.
Et tout en marchant sur cette crête du fameux Jaizkibel, l'air qui nous rafraîchit ici a une douceur particulière. Il a la fraicheur des montagnes et de l'altitude mais il a aussi la saveur iodée de l'océan, et comme tout ce qui se mélange se bonifie, il est particulièrement agréable.
On trouve ici partout une alchimie qui m'enchante. La montée est assez rude mais adoucie par la découverte des paysages. La descente n'est pas simple, l'arrivée à Pasaia est égayée par la perspective de prendre le petit bateau qui nous transporte sur l'autre rive.

San Sébastien semble à deux pas. Illusion d'optique et désenchantement du randonneur rendu trop confiant par ses premiers pas sur le chemin.
L'euphorie matinale cède bientôt le pas à la fatigue. Les 200 marches qu'il nous faut gravir pour remonter ne sont pas qu'une formalité. Heureusement, le superbe chemin en balcon qui suit est du pur bonheur pour les yeux. San Sebastian qu'on croyait à porter de pied n'en finit pas d'être là. Il nous faut monter une piste forestière, suivre un bout de route, descendre à travers la forêt, marcher des heures avant de nous émerveiller de la magnifique baie de San Sebastian.

Par chance, le gîte est à l'autre bout de la ville. Encore quelques centaines de mètres avant de se poser enfin au refuge "La Sirena". Ouf ! Rude et belle journée ensoleillée.

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