mercredi 19 juillet 2017

Getaria - Deba

Getaria - Deba


Toujours pas du matin; surtout après une nuit moyenne. Nous étions une trentaine dans le dortoir et je me suis retrouvée en haut d'un lit superposé avec une rambarde d'un côté et de l'autre rien… J'ai donc décidé de ne pas bouger de la nuit.
Nous partons ce matin vers 8h30, le ciel est parfaitement bleu, un petit vent d'est rafraîchit l'air. Il faudra se méfier des coups de soleil.

Nous retrouvons vite l'océan et ce matin la ligne d'horizon est particulièrement nette. C'est tellement agréable de se prendre toute cette beauté en pleine face tout de suite en démarrant.

Forcément, ça monte. Nous nous laissons dépasser par quelques pèlerins mais nous avançons plein ouest (je sens que je fais des progrès en géographie). Nous traversons des vignes hautes puis des champs d'herbe grasse que les agriculteurs fauchent déjà.

Un peu plus loin, ils ont fait des grosses bottes de foin plutôt vert.
Nous avançons vers Zumaia et chaque fois que je me retourne, les quelques vers de Baudelaire me viennent spontanément à l'esprit : "Là, tout n'est qu'ordre et beauté..." que je transforme au gré de ce que m'inspire le paysage.
Nous parvenons assez vite à Zumaia qui est installée sur la rivière que nous devons contourner.

Nous prenons le pont, direction la place centrale avec son église fermée comme toutes les églises dont nous avons voulu pousser la porte depuis notre arrivée en Espagne.
Nous faisons quelques courses et nous remontons vers Elioriaga. Avant d'entrer dans ce village, il nous faut faire un choix : soit nous prenons l'option jacquaire qui avance tranquillement jusqu'à Itziar, soit nous longeons la côte en suivant non plus le Camino mais un GR local. Avec JJ et Constance, pas le choix. Nous décidons de longer l'océan : "Là, tout n'est que beauté, calme et immensité...".

Nous avançons très doucement tant le chemin est accidenté, pas dangereux mais ça monte et ça descend sans arrêt.

Là, nos yeux ne sont pas assez grands et l'appareil photo encore moins: l'Atlantique est là sur 200°, d'un bleu profond, majestueux. Nous l'oublions le temps d'une traversée de forêt et au détour d'un chemin, il réapparait, changé de couleur au gré du soleil ou des roches qui l'entourent. "Là tout n'est que beauté, grandeur et sérénité...". Et je loue l'artiste qui a su réunir les éléments et les composer pour en constituer un tableau d'une telle beauté.
L'air est vif, mais le soleil est d'une luminosité parfaite. Nos jambes regrettent notre choix mais nos yeux sont enchantés.
Nous parvenons bientôt à cet endroit où la mer a dessiné dans la roche des stries qui font penser à des piles d'assiettes. Entre l'eau et la roche, la lumière vient s'infiltrer et crée un effet étrange et grandiose.

Ce soir, encore éblouis de notre journée, épuisés d'avoir monté et descendu, nous retrouvons nos trois Irlandais qui sont dans chacun des gites depuis le début.
Ils ont déjà comparé les saveurs de 2 bonnes bouteilles et ils nous proposent que nous leur teachions notre jeu de cartes, en échange de quoi, ils vont nous apprendre le leur. Quelle partie… de rigolade.

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