Le Haget –– Lanne-Soubiran - 15kms
Nous partons du relais du Haget vers 9 heures. Direction
Nogaro où nous pourrons faire un peu de ravitaillement. Nous parvenons très
vite à une petite église (St-Jean-Baptiste).
"Merci mon Dieu pour cette semaine en famille, merci de l'énergie, de la forme que tu nous donnes et pour la beauté tout au long de ce chemin".
"Merci mon Dieu pour cette semaine en famille, merci de l'énergie, de la forme que tu nous donnes et pour la beauté tout au long de ce chemin".
En route, à quelques pas de là, à l'horizon d'un ciel bleu
parfait, se dresse devant nous la chaine des Pyrénées, blanche et fière…
patiente. Emouvant!!
Le temps est au beau, la nature magnifique, pleine de vie,
l'air est léger.
Pas de surprise sur le chemin, on est bien mais ce qui me
surprend aujourd'hui, c'est l'étonnante machine que constitue notre corps.
Fatigué le soir, harassé parfois, même la nuit les muscles bougent. Et en se
levant, tout est tendu et contracté. Puis au bout de quelques pas, la machine a
chauffé et s'est remise en route. Et les pieds, tout ce poids qu'ils portent,
tous ces virages qu'ils doivent négocier, toutes ces ornières qu'ils gèrent en
douceur, toutes ces petites tensions qu'ils dissipent, nous disent combien la
mécanique est élaborée et performante. Tous ces pas mis bout à bout finissent
par nous emporter loin. Loin de notre rythme habituel, loin des futilités, loin
des préoccupations, loin du bruit…
Mais ce qui me surprend encore, c'est le bien-être qui émane
de tant de simplicité. Ici, point de performance, point de luxe, point de
spectaculaire, mais du beau et du simple. Et tout ce que nos sens perçoivent au
fil du chemin, ils nous les livrent. Nous les traduisons, nous les intégrons,
nous les assimilons… Les mots, l'apaisement naissent spontanément.
Ce matin, notre groupe s’étire ; Jean-Jacques et
Constance sont partis devant ; Gautier et moi traînons derrière. Le chemin
est tellement bien balisé qu’il est absolument impossible de se tromper ni de
se perdre. Pourtant, au bout d’un moment, je reçois un SMS de Gautier :
« mam’s, tu t’es perdue ! » En effet, concentrée sur la beauté
de la nature, perdue dans mes pensées, je n’ai plus fait attention et j’ai raté une bifurcation. Heureusement,
mon gentil garçon qui me connaît bien m’attend
et me remet dans le droit chemin.
Nous ne garderons pas un grand souvenir de Nogaro où
Constance s’est fait arracher une dent de lait par un dentiste pas très délicat.
Après Nogaro nous avançons dans les vignes et c’est au bord
de l’une d’elles que nous choisissons de
nous installer pour le pique-nique. On est trop bien.
Nous finissons notre
journée à Lanne-Soubiran.
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