Aire sur l'Adour - Miramont-Sensacq - 18kms
Un petit tour dans la cathédrale ce mercredi matin 22 avril
avant de quitter Aire. Non seulement elle est ouverte, mais un groupe de dames chantent ce matin leur joie de se mettre en chemin.
De ce côté-ci aussi, Aire s'étire en longueur et le chemin est en montée. Nous parvenons assez vite au plan d'eau du Brousseau, l'endroit est plaisant et nous invite à une halte spirituelle.
De ce côté-ci aussi, Aire s'étire en longueur et le chemin est en montée. Nous parvenons assez vite au plan d'eau du Brousseau, l'endroit est plaisant et nous invite à une halte spirituelle.
Nous repartons et ce matin nous marchons entre les champs
fraîchement labourés attendant d'être ensemencés. C'est plat, un peu comme le
calme avant la tempête, nous avançons plein sud et au loin, de plus en plus
distincte, apparait par endroits la chaîne des Pyrénées.
Pour nous, le chemin c'est ça, c'est la fin de l'hiver,
c'est le début des beaux jours, c'est le plein d'énergie, la vie qui prend le
dessus, c'est une page qui se tourne. Allez ouste, dehors l'hiver, exit la
morosité. Sur le chemin, toute cette vie ne demande qu'à éclore, c'est une invitation
pour nous aussi à faire du nouveau, à nous renouveler. On laisse sur le chemin
nos vieilles peaux, on transpire notre lassitude, on abandonne nos petites
inquiétudes, on relativise nos petits tracas...
L'étape de ce jour est plate, rectiligne, sans trop de
saveur.
Ce soir, nous dormirons au gîte communal de Miramont Sansacq.
Un peu avant Miramont, Caroline qui marche d’un bon pas nous
rejoint et nous dépasse.
Quelques kilomètres plus loin, la même Caroline descend d'une voiture.
Perdue dans ses pensées (elle aussi), elle n'a pas tourné au bon endroit. C'est le père
Roger, curé du village, qui l'a remise dans le droit chemin.
Nous sommes bientôt rattrapés par un groupe de 6 Parisiennes
qui profitent du chemin pour se lâcher et bien se marrer. Tiens, je crois que
ce sont elles qui chantaient ce matin dans la cathédrale d'Aire-sur-Adour. Nous arrivons
tous à Miramont.
Le village est coquet. De son balcon, il voit la chaine complète. Ce soir, le soleil fait luire quelques crêtes enneigées.
De là et devant ce spectacle, on comprend que Miramont ça vient de mirar (en espagnol regarder) et mont la montagne ; c’est effectivement l’endroit idéal pour savourer des yeux l’ensemble des Pyrénées.
Le village est coquet. De son balcon, il voit la chaine complète. Ce soir, le soleil fait luire quelques crêtes enneigées.
De là et devant ce spectacle, on comprend que Miramont ça vient de mirar (en espagnol regarder) et mont la montagne ; c’est effectivement l’endroit idéal pour savourer des yeux l’ensemble des Pyrénées.
L'église de Miramont est ouverte, lumineuse, éclairée,
accueillante. Nous entrons et chantons avec les 6 Parisiennes. Quel plaisir de
mêler nos voix. Pendant ce temps, le père Roger a embauché Gautier pour
changer une ampoule.
Nous nous installons au gîte communal, tenu par deux
hospitalières rigoureuses, vite fait car nous devons revenir à l'église pour
nous faire bénir par le père Roger. Beau moment ! Le père nous invite chez lui
puis vient dîner au gîte. Constance lui explique comment utiliser son portable.
Il nous raconte comment il a écrasé une poule, son voyage au Vietnam et prend
congé juste avant la vaisselle!
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