Le départ de Moissac se fait du parvis de l’Abbatiale, ce
qui nous permet d’admirer le tympan et la place qui lui fait face.
Mais le Chemin nous attend. Pas le temps de s’attarder, même
pas sur le marché aux fraises des Recollets ce matin-là.
Nous longeons le Tarn.
Nous avons le choix pour continuer entre suivre la voie verte le long du canal latéral de la Garonne ou monter sur les hauteurs, ce qui est un peu plus long, un peu plus gadouilleux, beaucoup plus escarpé mais tellement plus joli. De là-haut, au Boudou, nous avons une vue magnifique sur le confluent du Tarn et de la Garonne.
Nous traversons encore de magnifiques vergers et des prés tous plus verts les uns que les autres.
Nous avons le choix pour continuer entre suivre la voie verte le long du canal latéral de la Garonne ou monter sur les hauteurs, ce qui est un peu plus long, un peu plus gadouilleux, beaucoup plus escarpé mais tellement plus joli. De là-haut, au Boudou, nous avons une vue magnifique sur le confluent du Tarn et de la Garonne.
Nous traversons encore de magnifiques vergers et des prés tous plus verts les uns que les autres.
Aujourd’hui, je loue le plus grand artiste de tous les temps
qui sait si bien nous enchanter ; qui met avec tant de talent des touches
de jaune, parmi les étendues vertes ; quelques digitales pour agrémenter
le talus ; des buissons d’aubépines en fleurs ; rien ne jure, tout
s’harmonise en forme et en couleur. Et voilà que l’odorat est sollicité avec ce
massif de seringa en fleurs. Mais, en ce mois de mai, tant d’autres plantes
inconnues habillent les talus et les champs. Le Chemin est un véritable livre
de botanique.
D’où je viens et où je vais ?
Pour pouvoir répondre à la 2ième question ou du
moins choisir son cap, il faut trouver la réponse à la première. Savoir d’où
l’on vient, le Chemin nous y aide et
réveille des souvenirs d’antan enfouis mais si agréables à retrouver :
l’odeur de la terre fraîchement retournée, la senteur de l’herbe en train de
sécher, une barrière faite de piquets et de fils barbelés…
Malauze ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Nous
avions prévu de nous restaurer là. Mais notre étape de ce jour n’étant pas très
longue, nous avons pris notre temps. Lorsque nous arrivons, la boulangerie et
l’épicerie sont fermées. Nous trouvons dans les sacs quelques restes ; ça
ira à condition de trouver quelques victuailles dans le prochain village.
L’église est elle aussi fermée, décidément…A la sortie de Malauze, les travaux sur un pont nous
empêchent de traverser la voir ferrée et nous font faire un bon petit détour.
Nous retrouvons bientôt le bord du canal latéral à la Garonne que nous longeons
sur une bonne distance jusqu’à Pommevic.
Cela nous rappelle vraiment le canal de Nantes à Brest. Nous retrouvons là quelques têtes connues : la dame qui avait perdu son bob un peu avant Lauzerte, ce jeune retraité qui vient d’acheter une maison près de Cahors et qui, voyant passer des pèlerins, s’est vite laissé gagner par l’appel du Chemin.
Cela nous rappelle vraiment le canal de Nantes à Brest. Nous retrouvons là quelques têtes connues : la dame qui avait perdu son bob un peu avant Lauzerte, ce jeune retraité qui vient d’acheter une maison près de Cahors et qui, voyant passer des pèlerins, s’est vite laissé gagner par l’appel du Chemin.
A Pommevic, la dame de l’épicerie-café-boulangerie n’a
pratiquement rien à vendre, mais nous prête la clé de l’église du XIème siècle
pour que nous puissions la visiter. A défaut de nous remplir l’estomac, nous en
prenons plein les yeux.
Nous poursuivons notre route ; direction Auvillar.
Avant de parvenir en haut de ce beau petit village, nous retrouvons des têtes
connues : les deux savoyards qui font le Chemin sur leurs chevaux
accompagnés d’une autre monture qui porte les bagages.
Nous faisons le reste du périple de cette journée avec eux.
Nous faisons le reste du périple de cette journée avec eux.
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